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BOURSES INDIENNES

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jeudi 31 juillet 2008

COMMERCE. OMC : l’Inde, principale responsable de l’échec des négociations


L’échec des négociations sur l’ouverture des marchés industriels et agricoles est venu principalement d’une opposition entre les Etats-Unis et l’Inde. Cette dernière s’est montrée intransigeante au grand dam de ses anciens alliés du tiers-monde.


L’Inde, leader des pays non-alignés et des pays du tiers-monde… Cette image iconique des années soixante n’avaient, depuis longtemps, pratiquement plus aucune réalité dans ce XXI° siècle. Mais les négociations dans le cadre de l’OMC (Organisation mondiale du Commerce) l’ont bel et bien enterré définitivement et montré que, désormais, le pays était avant tout intéressé par… ses propres intérêts. Ainsi, l’Inde voulait, dans le cadre de l’ouverture des marchés agricoles, que le seuil de la « clause spéciale de sauvegarde » (ou SSM, qui peut être déclenchée par un pays lorsqu’il s’aperçoit qu’un problème très grave pour son agriculture survient et qui lui permet de fermer son marché intérieure) soit abaissé à un niveau que les Etats riches dont les Etats-Unis, mais pas seulement eux, ne pouvaient accepter car cela revenait à pouvoir brandir cette clause à n’importe quelle occasion en faisant du protectionnisme déguisé.

Evidemment, l’Inde, dont on oublie souvent que près de 80% de la population est rurale (malgré des statistiques officielles tronquées en la matière) et dont l’agriculture se débat dans des problèmes importants avec une productivité très basse, voulait montrer qu’elle voulait protéger sa population et ses agriculteurs à moins d’un an des élections législatives. C’est d’ailleurs ce que se sont empressés de déclarer les responsables gouvernementaux du pays, le Ministre du Commerce, Kamal Nath, indiquant même que l’alternative avait été de choisir entre favoriser les intérêts commerciaux ou protéger les agriculteurs indiens. Le soutien de que la Chine a apporté à cette demande indienne semble plus étonnante d’autant que les autorités chinoises n’avaient jamais évoqué l’abaissement du seuil de la clause comme une revendication. Par ailleurs, cette mesure protectionniste n’aurait pas manqué de faire monter les prix des denrées alimentaires comme l’a indiqué la représentante des Etats-Unis à l’OMC au moment où l’on ne cesse de parler de crise alimentaire.

Aujourd’hui, les pays les plus pénalisés par l’échec des négociations de l’OMC sont les pays africains mais aussi des pays gros exportateurs de denrées agricoles comme le Brésil, lui aussi membre du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) au même titre que la Chine et l’Inde.


Alexandre Vatimbella

© LesNouveauxMondes.org

mercredi 30 juillet 2008

COMMERCE. Echec des négociations de l’OMC du à un différend entre les Etats-Unis et les pays émergents emmenés par la Chine et l’Inde


Le désaccord entre les Etats-Unis et les pays émergents a été la pierre d’achoppement qui a fait échouer les négociations de l’OMC. Il faudra maintenant attendre les résultats de l’élection présidentielle américaine avant qu’il puisse y avoir un déblocage.


Les ultimes négociations ont échoué. Il n’y aura pas d’accord commercial dans le cadre du cycle de Doha de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) entre les 153 pays membres de l’organisation internationale. L’ultime réunion des sept principaux négociateurs (Etats-Unis, Europe, Brésil, Inde, Japon, Australie), n'a donc pas permis un déblocage de la situation. Le directeur général de l'OMC Pascal Lamy a ainsi informé les délégations qu'un accord n'était pas envisageable. La raison en est le profond désaccord entre les Etats-Unis et les pays riches, d’une part, et les pays émergents, principalement l’Inde et la Chine, d’autre part, sur l’ouverture des marchés agricoles de ces derniers. Ainsi, l’Inde et la Chine demandaient une « clause spéciale de sauvegarde » (avec la fixation d'un seuil à partir duquel les pays importateurs seraient autorisés à augmenter les taxes sur les marchandises pour faire face à une soudaine hausse des importations ou baisse des prix) afin de pouvoir se prémunir contre un afflux de produits agricoles à bas prix qui pourraient nuire à leurs agriculteurs alors qu’ils voulaient, en revanche, une ouverture totale des marchés agricoles des pays riches, transaction que ne pouvaient accepter les Etats-Unis mais aussi des pays européens comme la France. D’autant que les pays riches voyaient dans cette clause de sauvegarde, un protectionnisme déguisé, notamment de la part de la Chine et de l’Inde qui, elles, invoquaient la crise alimentaire pour demander sa mise en œuvre.
C’est le ministre du Commerce de la Nouvelle-Zélande, Phil Goff, qui a, le premier, annoncé l'échec des pourparlers en déclarant qu'il était peu probable que les négociateurs se réunissent à nouveau avant le milieu 2009, après la prochaine élection présidentielle américaine. Quant au porte-parole de la Commission européenne, Peter Power, il a parlé d’un "coup dur pour la confiance en l'économie mondiale".

Alexandre Vatimbella & Alexis Levé
© LesNouveauxMondes.org

mardi 29 juillet 2008

COMMERCE. OMC : Chine et Inde s’opposent aux Etats-Unis sur l’agriculture


Alors qu’un accord semblait être trouvé dans le cadre du cycle de Doha lancé en 2001, les intérêts des pays riches, des pays émergents et des pays en développement se sont opposés notamment sur le problème de l’accès aux marchés des pays émergents et, bien entendu, de l’agriculture avec l’Inde et la Chine en première ligne face aux Etats-Unis mais aussi l’Europe et la France.


Les négociations sur le commerce international qui se déroulent actuellement à Genève dans le cadre de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) ont connu une nouvelle journée de tension avec cette fois-ci une opposition frontale entre l’Inde et la Chine et les Etats-Unis. Ces derniers ont en effet accusé les Chinois et les Indiens de ne pas vouloir ouvrir leurs marchés, notamment celui de l’agriculture, alors que les deux puissances émergentes demandent la mise en place d’un "mécanisme spécial de sauvegarde" afin de protéger leurs agriculteurs et leur ressources alimentaires au moment où l’on parle de crise alimentaire dans le monde. Néanmoins, les négociateurs ne se montrent pas particulièrement pessimistes. "La journée a été très riche en émotions mais nous serons de retour demain avec des engagements forts pour poursuivre les négociations", a déclaré Mariann Fischer Boel, commissaire européenne à l'Agriculture. "Nous continuons de travailler", a déclaré de son côté la représentante américaine au Commerce, Susan Schwab. Cependant, Keith Rockwell, le porte-parole de l'OMC, s’est montré plus circonspect et a qualifié la situation de "très tendue" et le résultat après huit jours de négociations "très incertain".

Rappelons que les discussions en cours visent à trouver un terrain d'entente sur la baisse des subventions agricoles et les droits de douane sur les produits agricoles et industriels afin d’accroître les échanges commerciaux internationaux. D’un côté, les pays riches demandent aux autres pays d’ouvrir leurs marchés aux produits manufacturés alors que les pays émergents et les pays en développement demandent, eux, la fin des subventions aux agriculteurs des pays riches ainsi que l’abaissement des droits de douane pour les produits agricoles afin de ne pas fausser la concurrence même si, de leur côté, ces pays accordent des subventions à leurs propres agriculteurs et pratiquent également un certain protectionnisme par des droits de douane élevés…

Alexandre Vatimbella & Alexis Levé

© 2008 LesNouveauxMondes.org

vendredi 25 juillet 2008

INTERNATIONAL. L’Inde devient la première destination de l’investissement à long terme japonais


Une récente étude japonaise montre que l’Inde est devenue la destination favorite des investisseurs nippons qui souhaitent placer leur argent à long terme. Et l’Inde possède une image très positive auprès des entrepreneurs du pays du soleil levant.


Une étude de la JBIC (Japan Bank for international cooperation) montre que l’Inde est devenue le pays préféré des investissements à long terme japonais. De plus, 70% des entrepreneurs estiment que l’Inde est le pays le plus attractif pour faire des affaires dans les dix prochaines années. Le pays devance la Chine, préférée par 67% des entrepreneurs, la Russie (37%) et le Vietnam (28%).

Ces dernières années, les entreprises japonaises ont, en outre, acquis de nombreuses sociétés indiennes (Matsushita a acquis Anchor Electricals, Stanley Electric, Lumax, Eagle Industry, Eagle Seals, Mitsubishi, SPR Tools, etc.). Par ailleurs, si les implantations des constructeurs automobiles japonais ont été très nombreuses ces dernières années, les entreprises nippones des secteurs des machines outils, de l’électronique et des technologies de l’information s’implantent également ces dernières années. Selon un responsable de Ernst & Young en Inde, les entreprises japonaises qui s’étaient focalisés sur la Chine ou la Thaïlande voient désormais dans l’Inde un marché si attractif qu’il est impossible qu’elles ne s’y positionnent pas.


Alexandre Vatimbella & Louis-Jean de Hesselin
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mercredi 23 juillet 2008

INTERNATIONAL. Un expert met en garde contre « l’exubérance » des acquisitions étrangères des entreprises indiennes


Selon le directeur de la Kota Mahindra Bank, les entreprises indiennes ne devraient pas acheter tout et n’importe quoi à l’étranger mais devraient se tourner sur le marché local où de nombreuses opportunités existent.


Pour Uday Kotak, directeur de la Kota Mahindra Bank, les « coups » des entreprises indiennes dans leurs achats de sociétés étrangères, comme celles de Jaguar et Land Rover par Tata, sont souvent dangereuses tant pour elles que pour l’économie indienne. Dans une interview au Financial Times, il a qualifié la stratégie des grandes entreprises indiennes « d’exubérante » et a affirmé que la prospérité du secteur financier du pays passait par des acquisitions sur le marché national. Cette volonté de reconnaissance des grands capitaines d’industrie indiens tels Tata ou Ambani ne sert pas le développement de l’économie du pays pour Uday Kotak. Ainsi, par exemple, l’achat du fabricant canadien d’aluminium Novelis par l’indien Birla n’a pas été un succès et ne se justifiait d’ailleurs pas. Il estime d’ailleurs que la crise du crédit ainsi que l’inflation vont freiner cette frénésie d’achats internationaux. Enfin, il voit de grandes opportunités d’achat sur le marché domestique indien qui pourraient être beaucoup plus intéressantes que les acquisitions à l’étranger.


Alexandre Vatimbella
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lundi 21 juillet 2008

AGRICULTURE. L’Inde pourrait devenir un importateur chronique de céréales


Un rapport des Chambres de commerce indiennes estiment que si rien n’est fait, l’Inde pourrait devenir un importateur de riz et de blé à partir de 2020 et ce, de manière chronique. Une perspective inquiétante pour le pays.


Selon l’Assocham, l’Association des Chambres de commerce indiennes, l’Inde pourrait devenir un importateur chronique de céréales et plus particulièrement de blé et de riz à partir de 2020 suite à des politiques publiques qui ont négligé l’agriculture depuis des années alors que la Révolution verte des années soixante avaient permis au pays de devenir auto-suffisant en la matière.

Pour éviter cette situation difficile, le pays doit absolument augmenter les rendements de ses récoltes de riz de 250% au cours des prochaines années. Et si rien n’est fait pour le blé, la production pourrait chuter à 23 millions de tonnes en 2020 faisant alors du pays un importateur net de cette céréale selon les dernières projections de l’Institut de recherche agronomique indien.

Si l’augmentation de la population est une des causes des difficultés alimentaires que pourrait connaître l’Inde, les politiques concernant les rendements des cultures ont échoué faute de volonté politique selon le rapport des Chambres de commerce. Ainsi, si le rendement à l’hectare des champs de riz a progressé de 2,54% entre 1966 et 2002, le pourcentage est, depuis, tombé à 0,45%. De même, la disponibilité alimentaire est passée de plus de 174 kilos de céréales par an et par personne dans les années 1990 à 163 kilos pour les années 2000-2006, un chiffre proche de celui des années soixante lorsque l’Inde a connu ses dernières grandes famines… En outre, la demande de blé devrait croître de façon importante dans les années à venir alors que les rendements à l’hectare stagnent.

Reste néanmoins une bonne nouvelle pour le gouvernement en place à l’approche des élections législatives. Selon l’Assocham, les prochaines récoltes devraient être excellentes après la bonne mousson qu’a connue le pays. Ainsi les prix des denrées alimentaires devraient connaître une certaine accalmie.


Alexandre Vatimbella
© 2008 LesNouveauxMondes.org

samedi 19 juillet 2008

FINANCE. Les investisseurs étrangers peu confiants dans les Bourses chinoises et indiennes


Les récentes chutes des Bourses de Shanghai et de Bombay ont refroidi les investisseurs étrangers qui, par ailleurs, n’ont que peu confiance dans la gouvernance entrepreneuriale dans ces deux pays selon une étude.


Selon l’étude annuelle de l’agent de change luxembourgeois Internaxx, la pauvre réputation de la gouvernance entrepreneuriale ainsi que la volatilité des Bourses indiennes et chinoises ont refroidi les investisseurs étrangers, même si ces derniers demeurent confiants dans la croissance économique de la Chine et de l’Inde.

Ainsi, si 46% des personnes interrogées dans le monde estiment que l’économie chinoise sera une des premières du monde dans les cinq ans à venir et si 69% ont une opinion « positive » sur les titres chinois (contre 42% l’année dernière), seuls 39% d’entre eux déclarent qu’ils vont investir dans des actions chinoises. De même, ils sont également 69% à avoir cette opinion sur les titres indiens mais seuls 24% d’entre eux ont l’intention d’acquérir des actions indiennes. Pour les responsables de l’étude, les investisseurs estiment que les marchés chinois et indiens ainsi que les entreprises de ces deux pays n’ont pas la transparence nécessaire pour acquérir leur confiance.


Alexandre Vatimbella

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jeudi 17 juillet 2008

ENERGIE. Signature d’un accord d’exploitation pétrolière entre l’Inde et le Sri Lanka


Le Sri Lanka et l'Inde viennent de signer un accord sans précédent sur l'exploitation et la production pétrolières dans le bassin de Mannar situé au de l’île de l’Océan indien.


Totalement dépendant de l’extérieur pour son approvisionnement en pétrole, le Sri Lanka espère beaucoup de ses fonds sous-marins. C’est dans ce sens qu’un accord vient d’être conclu entre le gouvernement sri lankais et la société indienne Cairn Limited. Selon ses termes, Cairn va exploiter une zone dans le bassin de Mannar, qui s'étend sur une superficie de 3.400 km², à une profondeur comprise entre 200 et 1.800 m, durant les six mois. La société indienne a prévu d’investir pas moins de 112 millions de dollars pour l'exploitation de cette zone dans les trois ans à venir.


Jean-Louis Pommery
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mardi 15 juillet 2008

ENERGIE. L’Inde accepte la surveillance de ses activités nucléaires mais sous conditions


Au cas où le fameux accord entre les Etats-Unis et l’Inde serait bien mis en œuvre, les autorités indiennes ont déjà posé leurs conditions à la surveillance par l’AIEA des activités nucléaires du pays.


Si l’Inde a absolument besoin de ratifier l’accord sur ses activités nucléaires pour développer ses infrastructures électriques indispensables à son développement économique, le gouvernement indien n’en souhaite pas pour autant brader son indépendance nationale en la matière selon un document confidentiel publié par l’Associated Press. Ainsi, dans un document envoyé aux trente-cinq Etats membres du Conseil des gouverneurs de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), instance qui sera chargée de surveiller les activités nucléaires civiles de l’Inde, les autorités de New Delhi posent leurs conditions au travail de l’agence. C’est notamment le cas d’une des clauses qui inquiètent les observateurs, « car elle semble susceptible de remettre en question l'efficacité de tout travail de contrôle de l'AIEA visant à s'assurer que les activités nucléaires civiles de l'Inde ne sont pas utilisées à des fins militaires », indique l’Associated Press. Le texte cité par l’agence de presse indique en effet que l’Inde se réserve le droit de «prendre des mesures correctives pour garantir un fonctionnement continu de ses réacteurs nucléaires civils dans l'éventualité d'une interruption des livraisons de carburant étranger». Ce qui, en clair, permettrait à l’Inde de décider unilatéralement de mettre fin aux inspections des agents de l’AIEA au cas où elle l’estimerait nécessaire.

Rappelons que l’accord que l’Inde, via les Etats-Unis, doit conclure avec l’AIEA, et qui serait examiné au début du mois d’août par l’organisme international, a pour objectif de mettre sur pied les sauvegardes nécessaires afin de permettre à l'Inde de se fournir auprès des 45 pays qui disposent de technologies nucléaires sans sortir du cadre de la non-prolifération, afin de se doter de suffisamment d'uranium pour développer son secteur nucléaire civil.


Alexandre Vatimbella & Alexis Levé
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samedi 12 juillet 2008

INFLATION. Nouveau record pour l’inflation qui devrait être battu la semaine prochaine !


Comme prévu, l’inflation continue sa hausse en Inde et devrait demeurer haute pendant encore plusieurs semaines au moins, une baisse étant attendu par certains spécialistes à l’automne.


11,89%, l’Inde est entrée dans un taux d’inflation hebdomadaire à deux chiffres et devrait y rester encore pendant de longues semaines, très longues pour les Indiens, beaucoup trop longues pour le gouvernement à l’approche des élection législatives et la défection des partis de gauche dans la coalition qui le soutien au Parlement. Après un taux à 11,63% la semaine précédente, c’est à un taux de 11,9% que l’on s’attend la semaine prochaine (et qui prendra an compte la semaine se terminant le 4 juillet).

Les économistes estiment que cette inflation à deux chiffres devrait perdurer jusqu’à l’automne – où les prix du pétrole et de l’acier, par exemple, pourraient marquer une pause - et pourrait même grimper jusqu’à 13% avant de redescendre selon les estimations du ministère des Finances. Reste que cela fait la vingtième semaine consécutive que le taux d’inflation dépasse celui que la Reserve Bank of India avait estimé pour l’année fiscale qui se termine en mars 2009 et qui se montait à… 5,5% !


Alexandre Vatimbella
© 2008 LesNouveauxMondes.org

vendredi 11 juillet 2008

COOPERATION. Les dirigeants des pays du Bric veulent renforcer leur coordination en matière internationale


En marge du sommet du G8, les chefs d’Etat du Brésil, de la Russie, de l’Inde et de la Chine se sont rencontrés et ont affirmé leur volonté de renforcer leur coopération et leur rôle en matière internationale.


Les pays du Bric (Brésil, Russie, Inde, Chine) veulent peser de plus en plus dans la mondialisation au fur et à mesure que leurs puissances économiques respectives et commune se fortifient . Ainsi, en marge du sommet du G8 qui vient de se tenir à Toyako au Japon, les chefs d’Etat des quatre puissances émergentes - Hu Jintao pour la Chine, Manmohan Singh pour l’Inde, Luiz Inacio Da Silva pour le Brésil, Dmitry Medvedev pour la Russie (seul ce dernier étant membre du G8 actuellement) - se sont entretenus et ont décidé de renforcer leur coopération en matière internationale et de « jouer un rôle positif » dans les affaires du monde comme l’a expliqué la délégation chinoise. Pour Hu Jintao, le président de la Chine, ces pays partagent des opinions communes et similaires sur de nombreux dossiers internationaux et régionaux internationaux. Il a ajouté que le renforcement du dialogue et de la coopération entre les quatre pays ne peut être que favorable à la protection de la paix mondiale et à la promotion du développement commun.


Louis-Jean de Hesselin

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mardi 8 juillet 2008

ENERGIE. L’accord nucléaire avec les Etats-Unis fait voler en éclats la coalition gouvernementale


Après des mois et de mois de menaces, les partis de gauche ont décidé de quitter la coalition gouvernementale pour protester contre le futur accord nucléaire entre l’Inde et les Etats-Unis mais le gouvernement ne devrait pas être renversé.


Le Parti communiste indien et les partis de gauche alliés au Parti du Congrès dans la coalition parlementaire qui soutient le gouvernement viennent de décider de ne plus soutenir ce dernier à partir d’aujourd’hui et espère faire tomber le gouvernement pour provoquer des élections législatives anticipées. Ce retrait était prévisible encore que la date demeurait aléatoire puisqu’il était lié à la décision concrète du gouvernement de ratifier l’accord sur le nucléaire avec les Etats-Unis.

En effet, l’Inde doit absolument augmenter sa production énergétique pour pouvoir faire face à sa croissance économique. Déjà lourdement pénalisée avec des infrastructures électriques déficientes et des coupures de courant multiples, le pays va devoir construire de nombreuses centrales nucléaires pour pouvoir pérenniser son développement. Or, la seule voie est de signer cet accord négociée en 2005 avec le président américain George W. Bush, qui lui permettra d’avoir accès à la technologie occidentale et à l’approvisionnement en combustible comme l’uranium, ce qui n’est guère possible actuellement vu que l’Inde ne respecte pas les accords internationaux de non-prolifération de l’arme atomique. L’accord avec les Etats-Unis (en fait avec la communauté internationale) est de permettre cette ouverture en contrepartie d’un contrôle pour que cette technologie et cet uranium ne servent pas à des fins militaires. Un accord très bénéfique pour l’Inde mais qui est combattu avec ferveur par les nationalistes du BJP (opposition) et par la gauche, dont le Parti communiste.

Mais, pour Manmohan Singh, le Premier ministre indien, c’est un impératif et l’approche des élections ainsi que l’absolue nécessité d’une ratification rapide (le processus sera ensuite long puisqu’il inclut des accords avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et avec les 45 pays du Groupe des fournisseurs nucléaires (NSG)) l’oblige à accélérer le processus politique d’où le clash avec ses alliés de gauche. Néanmoins, cela ne devrait pas faire tomber le gouvernement qui a trouvé un allié de remplacement dans un accord avec un parti régional qui devrait lui assurer une majorité au Parlement.

Prakash Karat, le leader du Parti communiste, a déclaré que le "temps est venu" pour la gauche de quitter la coalition après la décision du Premier ministre de mettre en œuvre l'accord sur le nucléaire. "Nous avons demandé à être reçus par le président pour formellement retirer notre soutien demain", a-t-il ajouté. De son côté, le Parti du Congrès a reproché à la gauche d'avoir mal choisi le moment pour retirer son soutien à la coalition, alors que le Premier ministre Singh participe au G8 au Japon.


Alexandre Vatimbella
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lundi 7 juillet 2008

INTERNATIONAL. Faut-il ouvrir le G8 à la Chine, l’Inde et le Brésil?


Alors que les pays du G8 se réunissent au Japon, la question de l’intégration des trois pays du Bric (la Russie étant déjà membre) se pose ainsi que celles de l’Afrique du Sud pour transformer ce groupe en G13. La France y est favorable, les Etats-Unis très hésitants.


Le G-8 est un groupe de pays qui regroupe les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne, le Royaume Uni, la France, l’Italie, le Canada et la Russie. Il est censé rassembler les huit démocraties les plus riches et les plus industrialisées du monde. Reste que depuis sa création par Valéry Giscard d’Estaing en 1975, le monde a changé et le club ne représente plus, au niveau économique, la réalité de la puissance des pays. Car les huit ne représentent plus que 58% de l'économie mondiale, contre 65% en 1997, selon le Fonds monétaire international (FMI). L'élargissement du G-8 aux pays émergents comme la Chine, le Brésil ou l'Afrique du Sud devrait donc se faire naturellement selon certains. Mais leur intégration fait débat au sein des pays membres, la France et la Grande-Bretagne, y voyant une indispensable reconnaissance de l'évolution économique mondiale, d'autres craignent la dilution.

"Il n'est pas raisonnable (...) de se réunir à huit pour régler les grandes questions du monde en oubliant la Chine -1,3 milliard d'habitants-, l'Inde -1 milliard d'habitants-, en n'ayant aucun pays arabe, aucun pays africain et aucun pays de l'Amérique latine", estime Nicolas Sarkozy qui ajoute : "si on veut la paix et le développement pour le monde, il faut que tout le monde soit invité". Avec le Premier ministre britannique Gordon Brown, il plaidera donc pour l'élargissement du G-8 aux cinq pays émergents (G13). Ce ne serait pas la première fois que le groupe s'adapterait. Originellement G6 (Etats-Unis, Royaume Uni, France, Allemagne de l’Ouest, Italie et Japon), il a intégré le Canada en 1976 puis la Russie en 1997. De même, les vingt-sept pays membres de l'Union européenne sont désormais représentés par le biais du Président de la Commission de Bruxelles. Sans parler des pays invités (vingt-deux cette années au Japon) pour participer à certaines réunions.

Et l'économie de la Chine plaide évidemment pour son entrée. Evaluée à 3.400 milliards de dollars (2.164 milliards d'euros), elle est devenue la quatrième du monde, derrière l'Allemagne, dépassant celle de plus de la moitié des membres du G-8. Le Brésil arrive au dixième rang, derrière le Canada, mais devant la Russie. Et derrière la Russie se trouve l'Inde. Selon des projections, en 2050, les plus grandes économies du monde devraient être celles des Etats-Unis, de la Chine, de l'Inde, du Japon, du Royaume-Uni, de la France, de l'Allemagne et de la Corée du Sud, alors quecelles de l'Italie et de la Russie auront quitté le Top 10. "Quand vont-ils passer du G-8 au G-13? Aucun des problèmes actuels ne peut être réglé sans la participation de pays comme la Chine, l'Inde, le Mexique, le Brésil et l'Afrique du Sud", estime Lael Brainard, du think tank américain, le Brookings Institute. En outre, la Chine et l'Inde comptent en outre parmi les plus grandes puissances militaires et les plus fortes populations du monde. Par ailleurs la Chine est devenu le premier pollueur mondial et doit donc être associée aux décisions pour que celles-ci soient plus efficaces.

Reste que le problème de se réunir de plus en plus nombreux ôte toute véritable discussion lorsque les temps de parole sont, mécaniquement, de plus en plus limités (ce qui se passe désormais lors des Conseils européens avec vingt-sept interventions). De plus, le G8 est sensé représenter des pays démocratiques, ce que n’est pas la Chine ainsi que les pays arabes qui pourraient également y entrer dans les années à venir. Cette dernière objection est la principale pour ceux qui veulent garder l’esprit qui a présidé à la création du G8, la réunion de pays démocratiques et économiquement développés. L’esprit contre l’efficacité ou l’efficacité de l’esprit contre la dilution par le nombre ? La question est posée.


Alexandre Vatimbella et Louis-Jean de Hesselin
© 2008 LesNouveauxMondes.org

samedi 5 juillet 2008

TELECOMMUNICATIONS. La Chine compte le plus d’internautes en Asie mais leur plus forte progression va à l’Inde


La Chine est le pays d’Asie qui compte le plus d’internautes alors que l’Inde a connu la plus forte progression d’utilisateurs d’internet dans la région en un an selon un rapport qui vient d’être publié.


En hausse de 27% par rapport à 2007, le nombre d’internautes augmente d’années en années en Inde qui est le pays de la zone Asie-Pacifique qui a connu la plus forte progression. Reste qu’il demeure très limité pour un pays qui compte parmi les sociétés de services informatiques les plus puissantes du monde. Mais leur marché n’est pas l’Inde…

Selon les nouveaux chiffres publiés, l’Inde compte actuellement 28 millions d’internautes soit une hausse de 27% par rapport à la même période de 2007 selon le rapport « The state of Global Internet » qui, pour cette édition, a fait une étude spécifique sur l’Asie.

L’Inde demeure fort loin de la Chine en nombre d’internautes. Ainsi, l’Empire du Milieu conforte sa position en demeurant de loin la première nation asiatique en ligne avec 102 millions d’utilisateurs, soit une progression de 14% en un an. De même, elle possède des sites les plus consultés comme Baidu.com qui se place dans les dix sites les plus visités d’Asie. Néanmoins, le site chinois se place loin derrière les mastodontes américains Google et Yahoo qui trustent les deux premières places.


Alexandre Vatimbella & Alexis Levé
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jeudi 3 juillet 2008

TRANSPORT. Grève des transporteurs routiers contre le carburant cher


A l’instar de ce qui se passe dans les pays occidentaux, les routiers indiens ont décidé de se mettre en grève illimité afin de demander des aides face à la montée irrésistible du prix des carburants.


Ils sont plusieurs millions de chauffeurs routiers à s’être mis en grève depuis mercredi afin de protester, comme leurs homologues dans de nombreux pays, contre la hausse continue des prix des carburants. Mais ils ont également ajouté une revendication locale avec la protestation contre la hausse des péages routiers qui a eu lieu en même temps que le relèvement des prix de l’essence et du diesel. Cette grève pourrait paralyser l’économie du pays du fait de l’importance du transport par route (estimé à 70% des marchandises transportées).

Selon Gurinder Pal Singh, président du All India Motor Transport Congress, principal syndicat du secteur, "la grève va durer tant qu'il n'y aura pas de solution de la part du gouvernement. Nous n'avons pas d'autre choix, nous subissons déjà de lourdes pertes. Le prix de diesel est tel qu'il ne nous reste rien pour vivre. Le gouvernement doit impérativement réduire les multiples taxes pour compenser cette hausse".


Jean-Louis Pommery
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mercredi 2 juillet 2008

BOURSE. Les bourses indiennes en chute libre


Après avoir atteint des sommets en 2007, le repli des bourses indiennes est aussi impressionnant depuis janvier 2008. Et les indices de Bombay et New Delhi sont passés en-dessous des 13.000 et 4.000 points.


La crainte de l’explosion de la bulle financière indienne devient de plus en plus réelle même s’il est encore trop tôt pour parler de descente aux enfers pour les Bourses de Bombay et de New Delhi. Toujours est-il qu’elles viennent de passer sous le seuil psychologique de 13.000 points pour Bombay (clôturant le 1er juillet à 12.961,68 points) et 4.000 points pour New Delhi (clôturant à 3.896,75 points). L’année dernière, à peu près à la même époque, l’Inde fêtait le passage du Sensex, l’indice de la bourse de Bombay, au-dessus des 20.000 points ! C’était l’époque euphorique où beaucoup prédisaient que l’économie indienne allait rattraper, voire dépasser, sa grande rivale chinoise…

Cette bulle de cinq ans a commencé en 2003 s’est terminée en janvier 2008 et a apporté 50 milliards de dollars d’argent frais à l’économie indienne avec des gains moyens de 32% pour les entreprises. « Malheureusement, explique Punita Kumar Sinha, directrice pour l’Inde du groupe Blackstone à l’Economic Times, depuis, le repli du marché indien a été aussi intense, accompagné par des coûts du crédit en hausse, l’inflation, une production industrielle en baisse et plusieurs déceptions dans les performances de certaines sociétés-phares de la Bourse ».

Pour expliquer la situation actuelle de ces derniers jours, Hitesh Sheth, chef de la recherche chez Prabhudas Lilladher, parle de « ventes agressives » de certains fonds d’actions indiennes avec un marché « incapable de trouver un quelconque soutien ». « Les investisseurs étrangers, poursuit-il, sont très inquiets des conséquences de la hausse du pétrole, de l’inflation et des taux d’intérêts. Ils ont donc rétrogradé l’Inde dans leur notation et ont réduit leur présence ».

Les plus fortes baisses constatées le 1er juillet : Reliance infrastructure (-10,54%), Reliance communications (-10,49%), Mahindra & Mahindra (-9,27%), Maruti Suzuki (-8,05%), State Bank of India (-7,81%).


Alexandre Vatimbella
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