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BOURSES INDIENNES

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vendredi 29 août 2008

RECHERCHE. Le secteur de la Recherche et du Développement connaît toujours un boom


L’Inde demeure toujours une destination de choix pour délocaliser les unités de R&D des grandes entreprises mondiales et la création de structures d’accueil. Et la tendance devrait se confirmer dans les années à venir.


Selon la société de conseil spécialisée dans la délocalisation et l’externalisation, Zinnov, le secteur de la R&D (Recherche et Développement) devrait croître de 23% par an dans les quatre années qui viennent en Inde pour représenter 21 milliards de dollars de chiffre d’affaire en 2012, soit plus qu’un doublement par rapport à aujourd’hui (plus de 9 milliards de dollars). Le nombre de centres installés par des grandes entreprises mondiales ainsi que les structures d’accueil devraient ainsi connaître une forte progression. Déjà, de 180 en l’an 2000, ils ont passés à 600 en 2008. Toutes les secteurs industriels sont désormais concernés et plus seulement celles concernant l’électronique et l’informatique, notamment les logiciels. De même, les activités délocalisées et externalisées se sont étendues et, de plus en plus, d’unités de développement de produits sont créées.


Louis-Jean de Hesselin

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jeudi 28 août 2008

ECONOMIE. Des émeutes de la faim rappellent que la croissance indienne n’assure pas le développement du pays


Suite aux inondations dramatiques dans l’Est de l’Inde, des émeutes de la faim ont eu lieu, faisant des morts et des blessés, rappelant au pays et au monde que l’Inde possède une des croissances les plus fortes du monde et une des pauvretés les plus dramatiques.


Bien sûr, les émeutes de la fin qui ont éclaté dans le Bihar, une des régions plus pauvres du pays, ont pour principale cause les terribles inondations qui frappe cet Etat de l’Est du pays, les plus dramatiques depuis un demi-siècle. Mais l’incapacité des autorités à ravitailler correctement une population faute de moyens logistiques adaptés et en nombre suffisant rappelle cruellement une réalité indienne dénoncée de plus en plus par des intellectuels indiens : la croissance du pays ne bénéficie pas à son développement. Dans un pays où 70% à 80% de la population vit encore à la campagne, dans des villages ou des petites villes, la pauvreté fait, par exemple, que l’Inde compte pas moins de 60 millions d'enfants qui souffrent de malnutrition. Seuls le Bengladesh et le Népal font pire... Et une statistique, à elle seule résume ce drame: 40% de tous les enfants de moins de cinq ans malnutris dans le monde sont des petits indiens! A côté de cela, les sociétés de services informatiques montrent une Inde des plus modernes qui rivalise et, parfois, l’emporte, sur ses rivales occidentales et chinoises. Ce hiatus entre l’Inde qui gagne et l’Inde qui s’enfonce dans la pauvreté est un défi que le gouvernement de Manmohan Singh n’a pu relever mais qui sera obligatoirement une des priorités du prochain pouvoir issu des élections législatives qui doivent se tenir avant mars prochain. Car la permanence de la croissance indienne passe par la modernisation du pays en entier et par une meilleure distribution de ses fruits. Faute de quoi, l’Inde sera un géant aux pieds d’argile qui pourra s’effondrer à tout moment alors qu’il compte chaque année de plus en plus de milliardaires !


Alexandre Vatimbella
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mercredi 27 août 2008

INFORMATIQUE. Un hacker indien aurait détourné près de 3 milliards de dollars


L’escroquerie à la carte de crédit la plus importante de toute l’histoire d’internet aurait permis à un hacker indien et à ses complices d’empocher plusieurs milliards de dollars.


Ce ne serait pas moins de 8 millions d’identités qu’un hacker (pirate informatique) indien particulièrement compétent aurait réussi à voler sur internet afin de pouvoir ensuite vider les comptes de millions de personnes et empocher la somme record de 2,8 milliards de dollars pour lui et ses complices qui seraient membres de la mafia russe selon un journal écossais. Le hacker aurait été démasqué et arrêté alors qu’il avait réussi à pénétrer dans le site sécurisé de la chaîne hôtelière Best Western. Si ces informations étaient confirmées, ce serait la plus grande escroquerie sur internet jamais mise sur pied.


Alexis Levé
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lundi 25 août 2008

INFLATION. L’inflation pourrait atteindre 13% et demeurer à deux chiffres jusqu’en février 2009


L’inflation demeure une des préoccupations des Indiens et une des priorités économiques mais surtout politiques du gouvernement. Et alors que les experts estiment qu’elle pourrait atteindre les 13%, ce dernier affirme qu’il n’en sera pas ainsi.


Le dernier chiffre de l’inflation qui vient d’être publié a été salué par le gouvernement : 12,63% ! Ce n’est pas que les autorités indiennes soient devenues folles ou stupides, ni qu’elles ne s’intéressent plus à la hausse des prix, oui mais voilà, elles avaient très peur que le chiffre dépasse allègrement les 13% comme le prédisent de nombreux experts avant la fin de l’année et pour une période assez longue avant de retomber à partir des premiers mois de 2009. Une analyse que le gouvernement ne peut évidemment pas partager en cette année pré-électorale. Evidemment, la progression de l’inflation (12,44% la semaine auparavant, 12,01% la semaine encore auparavant, ce qui était déjà une hausse par rapport aux indices à 11% des semaines précédentes, le premier indice à deux chiffres datant de début juin) semble donner raison aux différentes études et déclarations des experts en la matière.

Ainsi la Conseil d’analyse économique dépendant du Premier ministre a publié récemment une étude selon laquelle l’inflation passerait la barre des 13%, avec un sommet autour des 13,5%, avant la fin de l’année pour redescendre vers des niveaux de 8 à 9% en mars 2009. De son côté, l’agence de notation et société de conseil Standard & Poor’s fait une analyse similaire en estimant que l’inflation demeurera à deux chiffres jusqu’au mois de février 2009. Pour une responsable de la banque ABN Amro en Inde, l’inflation devrait connaître un pic à 13%/14% en octobre avant de redescendre les mois suivants. Si ces prévisions se réalisent, la Reserve bank of India, la banque centrale indienne, devra certainement resserrer à nouveau sa politique de crédit déjà très stricte au risque de freiner la croissance déjà en baisse par rapport aux années précédentes. Dans ce contexte économique, peu prédisent que le Parti du congrès sera à nouveau à la tête du pays l’année prochaine…


Alexandre Vatimbella
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samedi 23 août 2008

ENERGIE. L’accord nucléaire Inde-Etats-Unis pas encore approuvé par les pays fournisseurs


Le groupe des pays fournisseurs de combustibles et de technologies nucléaires n’ont pu adopter une position commune sur l’accord signé entre l’Inde et les Etats-Unis. Une nouvelle réunion aura lieu début septembre.


Pour que le fameux accord nucléaire entre les Etats-Unis et l’Inde, et permettant à cette dernière de pouvoir se fournir en combustibles et en technologies nucléaires pour ses centrales civiles, devienne effectif, il ne fallait pas seulement l’autorisation de l’AIEA (Agence à l’énergie atomique des Nations Unies) et la ratification du Parlement indien mais également l’autorisation des pays qui fournissent les combustibles pour faire fonctionner les turbines et ceux qui maîtrisent les différentes technologies permettant de construire des centrales. Or ces derniers, regroupés dans le NSG n’ont pu trouver une position commune. La France, la Russie et les Etats-Unis, partisans de cet accord, ont essayé sans y parvenir de convaincre des pays beaucoup plus réticents comme l’Autriche, la Suisse, la Nouvelle Zélande ou encore les Pays Bas de faire confiance à l’Inde. Ceux-ci ne sont pas figés dans leur position mais souhaitent que l’Inde soit plus transparente pour qu’elle ne puisse pas utiliser les combustibles et les technologies, dont elle a absolument besoin pour produire une électricité qui lui fait cruellement défaut pour son développement économique, à des fins militaires. Le NSG se réunira donc début septembre pour trouver une position commune. Celle-ci est urgente car la ratification de l’accord par le Congrès américain doit être obtenue avant les élections présidentielles du 4 novembre, faute de quoi elle serait repoussée de plusieurs mois avec un environnement politique nettement moins favorable.


Jean-Louis Gripari
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vendredi 22 août 2008

PHARMACIE. 49 bébés sont morts lors de tests pour l’industrie pharmaceutique mondiale


Au cours des trois dernières années, 49 bébés indiens seraient décédés suite à des tests effectués pour des laboratoires pharmaceutiques par l’Institut des sciences médicales de New Delhi. Un chiffre que ce dernier conteste.


L’Inde est une destination privilégiée par les laboratoires pharmaceutiques mondiaux afin de conduire des tests sur leurs nouvelles molécules parce que les « volontaires » y sont nombreux et beaucoup moins cher – 20 à 60% d’économie - que dans d’autres pays mais aussi parce que les critères de sécurité des testés sont moins rigoureux. Dès lors, le fait que quarante-neuf bébés soient morts ces trois dernières années lors de tests pour de nouveaux médicaments n’étonne guère certains observateurs. Ces petits cobayes auraient été victimes de médicaments en cours de test à l’Institut des sciences sociales de New Delhi qui a effectué 42 tests sur 4.122 bébés dont près de trois mille de moins d’un an au cours de ce laps de temps. Cet organisme, tout en reconnaissant un certain nombre de décès s’est défendu de n’avoir pas appliqué les règles de sécurité normales, prétendant que la plupart des décès provenaient de bébés déjà atteints de maux incurables et sur lesquels avaient été testée de nouvelles molécules afin de tenter de les sauver d’une mort certaine. Toujours est-il que des voix se sont élevées dans la classe politique pour demander un moratoire sur ces tests cliniques voire un changement de réglementation. Car l’Inde possède une législation très accueillante pour les laboratoires pharmaceutiques du monde entier, adoptée l’année dernière, afin de leur permettre de réaliser leurs tests d’efficacité et d’innocuité. Selon certaines estimations, ce commerce rapporterait environ 200 millions de dollars par an au pays et pourrait quintupler dans les deux ans à venir pour représenter un milliard de dollars en 2010.


Louis-Jean de Hesselin
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mercredi 20 août 2008

ECONOMIE. Grève générale contre l’inflation


Alors que les experts estiment que l’inflation va demeurer forte encore pendant plusieurs mois, les Indiens sont de plus en plus mécontents de leur gouvernement à quelques mois des élections législatives. La grève générale d’aujourd’hui devrait être un test sur la popularité du Premier ministre Manmohan Singh et du Parti du Congrès.


Dans quelques mois, au maximum, des élections législatives auront lieu en Inde. Et plus l’échéance se rapproche, plus les observateurs estiment que le Parti du Congrès aura du mal à garder le pouvoir. Même avec un bilan qui semble globalement positif et avec une croissance supérieure à 8%, la popularité du gouvernement est mise à mal principalement par une inflation galopante qui se situe au dessus des 12% actuellement mais aussi par des critiques sur l’absence de bienfait de la croissance pour les couches les plus défavorisées. Certains responsables du Parti du Congrès sont d’ailleurs persuadés que le parti devra laisser les rênes du pays au parti nationaliste BJP.

La grève d’aujourd’hui à l’appel des syndicats marxistes et du Parti communiste (ancien allié dans la coalition parlementaire du Parti du Congrès jusqu’il y a un mois) devrait en tout cas montrer la tendance du pays dans les prochaines semaines. Ainsi, des millions d'employés notamment dans les transports (trains, avions, transports routier et en commun) et les banques sont en grève sous le mot d’ordre de lutter contre la politique antisociale du gouvernement. Selon les premières estimations, la grève est particulièrement bien suivie dans l'Etat du Bengale occidental dirigé par le Parti communiste.


Louis-Jean de Hesselin
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mardi 19 août 2008

AUTOMOBILE. Malgré un marché en baisse, les constructeurs parient toujours sur l’Inde


L’Inde devrait devenir l’usine du monde pour les petits modèles des constructeurs automobiles mondiaux malgré une baisse de son marché intérieure ces derniers mois. Les annonces de Nissan et de Hyundai vont dans ce sens.


Pratiquement tous les constructeurs automobiles de la planète, de Renault à Ford en passant par Toyota ou General Motors, de Fiat à Volkswagen en passant par Tata ou Honda veulent produire des voitures à bas coût et à bas prix en Inde. Cet engouement pour l’Inde est double : d’abord son marché qui est fortement sous-équipé et ensuite une main d’œuvre bon marché qui offrent des perspectives particulièrement favorables pour produire ces petits véhicules d’environ 2.000/2.500 euros dans les prochaines années. Même si l’on doute de plus en plus que Tata puisse produire un véhicule à 1.700 euros (des ajustements de prix à la hausse ont été révélés dernièrement par le constructeur indien qui tablerait plutôt pour un modèle à 2.000 euros dorénavant), la course à la voiture la moins chère possible a été lancée et devrait être de plus en plus forte avec le prix du pétrole qui a augmenté et qui augmentera encore dans les mois et les années à venir. Et tant pis si ces modèles ne seront pas très écologiques, l’essentiel est, pour les constructeurs, d’offrir aux populations des pays émergents mais, surtout, des pays en développement la capacité de se payer une voiture. L’annonce que vient de faire Nissan de produire son prochain modèle à bas coût en Inde va dans ce sens. Une partie de la production sera écoulée sur le marché indien et le reste sera exporté. Le Coréen Hyundai, qui avait annoncé son plan voici quelques semaines, vient de préciser ses ambitions en produisant son petit modèle à la fois en Inde et en Chine : devenir, à terme, le troisième constructeur mondial.


Alexandre Vatimbella
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lundi 18 août 2008

BOURSE. Les Bourses des pays du Bric dans la tourmente de la crise économique


Les Bourses des quatre pays du Bric (Brésil, Russie, Inde et Chine) connaissent les aléas de la crise économique mondiale mais à des degrés divers, l’Inde s’en tirant mieux ces dernières semaines.


Pour les quinze premiers jours du mois d’août, les Bourses chinoises de Shanghai et de Shenzen ont perdu 10,67%, la Bourse russe de Moscou a perdu 7,32% et la Bourse brésilienne de Sao Paulo a perdu un record de 13,74%. Seul les Bourses indiennes de Mumbai et de New Dehli ont gagné 2% selon une étude publiée par la firme MSCI Barra. Globalement, pour l’ensemble des bourses des pays émergents, la baisse est de 6,72%. Cependant, selon MSCI Barra, la baisse actuelle du prix du pétrole devrait redonner un peu de vigueur aux différentes bourses des pays du Bric en faisant revenir les investisseurs internationaux qui s’étaient repliés devant les mauvaises performances de ces derniers mois sur les bourses occidentales, l’or, le pétrole et les matières premières. Reste que de nombreux experts se montrent prudents quant aux performances des différentes bourses des pays du Bric qui, comme celles de Shanghai et de Mumbai, après avoir atteint des records en 2007, n’en finissent pas de s’ajuster à des réalités financières plus tangibles sans que l’on puisse réellement dire si leurs niveaux actuels sont raisonnables ou non, si la chute va continuer ou si un rebond va avoir lieu.


Alexandre Vatimbella
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dimanche 17 août 2008

Editorial

La difficile équation démographique


Faut-il croître ou décroître ? Un surplus de population est-il économiquement toujours préférable ? Et jusqu’où ? Et dès lors qu’il y a décroissance de la population, la crise est-elle inévitable ? Voilà quelques unes des questions parmi tant d’autres que se posent la Chine et l’Inde. Ne disait-on pas dans les années soixante qu’une partie de la pauvreté de ces deux géants asiatiques provenaient de leur démographie galopante ? Ne dit-on pas aujourd’hui le contraire en affirmant que c’est grâce à leur main d’œuvre inépuisable et leurs centaines de millions de consommateurs qu’ils vont devenir les nouvelles puissances mondiales ? Ne dit-on pas aussi que la politique de l’enfant unique instauré par la Chine (mais dont on est incapable de mesurer les effets puisqu’elle ne serait vraiment respectée que dans quelques grandes villes) est, à terme, suicidaire ? Où est la vérité ? Car à multiplier sans cesse leurs populations, ces deux pays ont connu et connaîtront des problèmes alimentaires et de développement à une époque où l’on parle de raréfaction des matières premières, de crise alimentaire et d’un pétrole devenu denrée précieuse.

D’un côté le milliard et quelques centaines de millions de la Chine et de l’Inde sont une chance, de l’autre un grave handicap. Alors, les experts choisissent, quand ça leur arrange, un côté ou l’autre. Il suffit de leur poser la question pour s’en apercevoir. A l’oreille gauche, ils vous confient que la Chine devrait avoir une population de 750 millions d’habitants et l’Inde de 500 millions pour espérer se développer harmonieusement et pouvoir partager les fruits de la croissance pour toute la population (900 millions de Chinois et autant d’Indiens sont les « oubliés » de la croissance extraordinaire de leurs pays respectifs). A l’oreille droite, ils vous affirment que la baisse démographique chinoise va être un handicap majeur pour l’Empire du Milieu qui aura trop de vieux et plus assez de main d’œuvre et que l’Inde a la chance d’avoir un taux de natalité bien meilleur… Et ces deux points de vue sont justes ! Mais, dans toute situation il y a du pour et du contre. Et la politique est de souvent de choisir la moins mauvaise solution puis de gouverner et de décider afin d’en faire, à terme, une bonne solution et un atout politique, économique et social. Et l’on voudrait que nos experts, si ce n’est la vérité, au moins une opinion… d’experts !


Alexandre Vatimbella
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vendredi 15 août 2008

DEMOGRAPHIE. Les moteurs de recherche internet américains accusés de promouvoir la présélection sexuelle


La Cour suprême indienne vient de demander des explications à Google, Yahoo et Microsoft sur les publicités, interdites en Inde, qui vantent les procédés permettant de connaître le sexe d’un fœtus.


Afin d’empêcher un déséquilibre croissant et préoccupant entre les garçons et les filles, l’Inde a interdit aux couples de savoir avant la naissance d’un enfant, son sexe même si cette interdiction favorise indirectement les infanticides de filles et est également l’objet de trafics de la part de médecins mais aussi de sociétés vendant des techniques permettant, selon celles-ci, de connaître le sexe du fœtus.

C’est dans ce cadre que la Cour suprême de l’Inde a demandé aux trois principaux moteurs de recherche internet américains, Google, Yahoo et Microsoft, des explications sur des publicités vantant des techniques de ce genre qui sont interdites partout ailleurs dans les médias indiens. Les moteurs de recherche américains, déjà dans l’œil de mire des autorités, avaient dénié l’année dernière toute responsabilité dans les avortements qui seraient la conséquence de ces publicités en indiquant qu’ils n’étaient que des médiums neutres entre les sociétés et les particuliers.

On estime qu’il manque actuellement en Inde quelques 60 millions de filles (qui, lorsqu’elles se marient partent dans la famille du mari et n’aident plus leur propre famille à l’inverse d’un fils, comme c’est le cas aussi en Chine). Ce déséquilibre, déjà constaté dans l’histoire humaine, aboutit à des violences et des trafics d’épouses mais peut également générer des guerres, les peuples à dominante masculine allant chercher des femmes dans les pays où elles se trouvent par tous les moyens…


Alexandre Vatimbella

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mercredi 13 août 2008

AUTOMOBILE. Les marchés chinois et indien de l’automobile en repli


Annoncés comme les eldorados des constructeurs automobiles du début du XXI° siècle, les marchés de la Chine et de l’Inde connaissent des ralentissements emblématiques sous fond de prix du pétrole et de difficultés économiques mondiales mais aussi de raisons plus nationales.


Première baisse en trois ans en Inde, premier ralentissement en deux ans en Chine, le marché automobile des deux grandes économies émergentes d’Asie donne des signes d’essoufflement alors que le prix du pétrole a flambé et que l’économie mondiale est en crise.

En Chine, où la croissance du marché automobile a été de plus de 20% ces trois dernières années, le chiffre de juillet n’a été « que » de 6,8%, une première depuis deux ans où la progression était toujours à deux chiffres (et la progression du premier semestre 2008 est sous la barre des 20%). D’où des stocks importants pour les constructeurs. Selon les experts, le prix du pétrole mais aussi le tremblement de terre au Sichuan ainsi que les intempéries du début de l’année et leurs conséquences expliqueraient en grande partie ce ralentissement. Du coup, les experts du secteur revoient leurs prévisions à la baisse et tablent sur une croissance autour de 10% pour 2008, certains étant même très pessimistes pour les deux années à venir en cas de conjoncture économique morose.

En Inde, le marché automobile a baissé de 1,7% en juillet par rapport à 2007, une baisse d’autant plus marquante qu’elle est la première depuis trois ans. Pour les experts, cette baisse proviendrait à la fois à la hausse des prix de l’essence et au resserrement du crédit voulu par la banque centrale indienne afin de lutter contre l’inflation galopante mais aussi parce que, confrontés à des hausses des coûts de production, les constructeurs automobiles ont limité leurs remises.

A noter que les constructeurs automobiles mondiaux sont moins pessimistes que les experts sur le futur de ces deux marchés primordiaux pour eux et comptent sur la fin de l’année, notamment en Inde où de nombreux nouveaux modèles seront commercialisés, pour voir les ventes repartir.


Alexandre Vatimbella & Alexis Levé

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